@LGP- Le 7 septembre dernier, la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, Kandia Camara déclarait que la grève est interdite au lycée d’excellence Alassane Ouattara de Grand-Bassam. Suite à cette déclaration, Théodore Gnagna Zadi a tenu à faire des mises au point.


Président de la plateforme nationale des organisations professionnelles secteurs publics et privés de Côte d’Ivoire, Théodore Zadi Gnagna persiste et signe «La grève est un droit inaliénable de tout travailleur contenu dans les Conventions 87 et 98 sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical, ratifiées par notre pays depuis 1961», a-t-il indiqué ce mardi 10 septembre 2019, sur la page Facebook de son organisation. Et d’expliquer que cette ratification soumet tout pays à une obligation d’application absolue de ces conventions, sous peine de sanction.


Selon le premier responsable de cette plateforme syndicale, le droit de grève a été reconnue depuis 2000 en Côte d’Ivoire comme un droit constitutionnel. Donc, «une déclaration d’un ministre ne peut remettre en cause ce droit», a-t-il martelé.

A en croire Théodore Zadi Gnagna, les enseignants quelques soient leurs lieux d’exercices ne sont nullement concernés par des restrictions du droit syndical. Et d’ajouter que « le Droit de grève n’est pas à géométrie variable».

C’est pourquoi dira-t-il, aussi longtemps que les problèmes qui font l’objet de grève dans le secteur éducatif vont perdurer, les enseignants de tous les lycées et collèges de Côte d’Ivoire se verront obligés de respecter les mots d’ordre de grève de leurs syndicats, car ils seront bénéficiaires des retombées de ces luttes.

Yannick KOBO