@LGP-Membres de la section ivoirienne de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, des députés souhaitent une délocalisation de la prochaine réunion de l’instance prévue à Abidjan. Lors d’une conférence de presse organisée à Cocody le mardi 18 juin 2019, ils ont indiqué les raisons de cette appréhension.

«Nous souhaitons que cette 45è session de l’APF ne se tienne pas à Abidjan. Nous craignons le pire et des dérapages au regard de ce qui s’est passé à Rabat au Maroc lors de la 27è Assemblée régionale Afrique», a déclaré Gnangadjomon Koné au nom de ces élus.

Selon les membres de la section ivoirienne de l’APF, «le spectre de violence verbale et de brutalisation physique que la délégation d’Amadou Soumahoro a fait planer sur les travaux de Rabat reste un indicateur plausible du climat de passion qui affectera négativement la 45è session si elle a lieu à Abidjan».

«Il nous revient qu’avec la complicité de personnalités bien identifiées au sein de l’APF, cette organisation envisagerait la dangereuse décision de tenir ses prochaines assises à Abidjan devant un parlement déliquescent, secoué par la tension la plus profonde de son histoire et incapable de former un Bureau pour faire fonctionner ses organes», a ajouté le député Koné.

Entouré de Loukimane Camara et Célestine Trazéré respectivement députés de Bouna et Issia, le conférencier du jour a interpellé l’organisation interparlementaire. «Si l’APF tient cette 45è session à Abidjan, c’est comme si elle soutenait le déni de démocratie au sein de notre Assemblée nationale», a-t-il laissé entendre.

Pour rappel, lors de la réunion de l’APF à Rabat, Guillaume Soro a été confirmé dans son rôle de vice-président de l’institution. L’ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire a également annoncé sa candidature à la présidence de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie.

Abraham KOUASSI