’@LGP-Lentretien du président Ouattara sur les chaines de la RTI le 6 août 2019, veille de la fête nationale de la Côte d’Ivoire, a fait couler assez d’encres et de salives, dont la réaction du professeur d’économie Mamadou Koulibaly.

Le fondateur de Liberté et démocratie pour la République (LIDER) n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour décrier la manipulation à laquelle se livre le président Ouattara de la Constitution ivoirienne comme s’il s’agit d’un objet banal. « Le président de la République, nous a annoncé une nouvelle modification de la constitution qu’il a pourtant lui-même rédigée et adoptée tout seul dans son coin il y a moins de 3 ans », a-t-il dénoncé le 7 août 2019, sur sa page Facebook. Et d’ajouter «Avec Ouattara, la constitution est devenue un périodique comme Frat-Mat, avec chaque jour, sa nouveauté pour assurer sa propagande personnelle, au lieu d’être une institution écrite par le peuple pour la durée, avec l’objectif de construire une nation », a déploré le candidat de Lider aux prochaines élections présidentielles en Côte d’Ivoire. 

Décryptant le bilan du président  du RHDP depuis son accession à la magistrature suprême, Mamadou Koulibaly dira qu’ «En 8 petites années, il a réussi la prouesse d’accumuler plus de dettes que depuis 1960», a-t-il révélé, avant de prendre le contre-pied de Ouattara. A en croire le maire d’Azaguié, malgré le fait qu’il dispose de plus de moyens qu’aucun chef d’Etat avant lui,  la dynamique de richesse actuelle n’atteint pas le niveau des années 85-90, qu’il essaie en vain de rattraper.

Par ailleurs, l’ancien président du Parlement ivoirien sous le règne de Lauren Gbagbo,  dénonce certaines pratiques dans l’exécution des marchés publics. Selon lui, le goudron fait par Ouattara, est non seulement surfacturé, mais, n’est pas non plus aux normes, avec une épaisseur de 4 cm largement en dessous des standards des routes nationales et internationales. Une information rendue publique, suite à l’audit diligenté  par l’Autorité nationale de régulation des marchés publics (Anrmp).

Concernant la Commission électorale indépendante (CEI), il dira qu’elle est inféodée au régime de Ouattara, un pseudo libéral qui impose son diktat. 

 Yannick KOBO