@LGP- Réunis au sein de la COSEF-CI, des enseignants du secondaire et du primaire ont annoncé vouloir entamer une grève de  jours 72 heures à compter de ce mardi 14 mai 2019.  A Ouragahio où elle était ce dimanche pour l’inauguration d’un collège, Kandia Camara, ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement technique a réagi à cette information.

C’est de façon vigoureuse que la membre du gouvernement a mis en garde les enseignants qui entendent entrer en grève. “Celui qui ne veut pas enseigner peut aller ailleurs, et je le dis, je n’admettrai pas cette grève de mardi prochain. Je ne suis pas d’accord et je le dis haut et fort ici. Tout enseignant qui se mettra en grève à partir de mardi va assumer les conséquences”, a laissé entendre Kandia Camara.

Particulièrement remontée, l’ex-ministre a mis en doute la sincérité des revendications des enseignants de la COSEF-CI. “Trop c’est trop ça ne peut pas continuer. Je dis que la vie est un choix ou bien ils ont choisi de venir à l’éducation par vocation parce qu’ils veulent servir le pays et aider les enfants ivoiriens à réussir ou alors ils sont venus pour faire la politique ou alors ils sont venus pour s’amuser. Je ne suis pas là pour m’amuser parce que l’école n’est pas un lieu d’amusement. Il s’agit de l’avenir de nos enfants. Pour que demain ces enfants-là aussi deviennent des cadres. Et tous ceux qui veulent s’amuser je leur dis que l’école n’est pas un lieu d’amusement”, a-t-elle ajouté.

Cependant, Kandia Camara s’est dit ouverte aux négociations avec les dirigeants de la COSEF-CI. “Je demande aux enseignants d’aujourd’hui de donner la même chance dont ils ont bénéficié par des enseignants pour qu’ils soient eux aussi des enseignants, ensuite des syndicalistes, a-t-elle poursuivi”.

Pour rappel, les enseignants de la COSEF-CI réclament “de meilleures conditions de vie et de travail”.

Abraham KOUASSI