@LGP- La crise entre les deux ex-associés que sont Inoussa Kanazoé, patron de Kanis International et Koanda Moussa continue de livrer ses secrets. Selon des sources dignes de foi, au-delà des fortes présomptions de surfacturation et de blanchiment de capitaux dont est l’objet Inoussa Kanazoé depuis trois ans devant la justice burkinabè, ce dernier aurait également affaire à la justice ivoirienne. Seulement, en Côte d’Ivoire le grand manitou du ciment bénéficie du soutien du pouvoir qui semble lui assurer protection. Mais pour combien de temps.

En effet, dans la présente affaire, Inoussa Kanazoé semble être rattrapé par son passé. Un passé peu honorable pour les deux ex-associés, à l’analyse des faits, puisqu’ils ont tous deux profité de l’économie de guerre induite par la crise ivoirienne. De quoi s’agit-il ? Selon nos investigations, au lendemain de la partition de la Côte d’Ivoire du fait de la rébellion armée, Inoussa Kanazoé et son ex-partenaire Koanda Moussa ont développé plusieurs activités communes. Notamment l’exportation du riz et la commercialisation du Café-Cacao.  Dans le cadre de la gestion de la commercialisation du Café-Cacao, Inoussa Kanazoé était l’ordonnateur. On évalue le magot amassé dans le cadre de cette activité à plus de 280 milliards FCFA.

  • Inoussa Kanazoé intouchable?
Fac similé de la convocation de la police économique

S’estimant lésé et abusé par le patron de Cimfaso, qu’il a déjà dénoncé dans bien d’autres dossiers jugés recevables par la justice burkinabè, Koanda Moussa porte plainte contre ce dernier en février 2018 devant la police économique en Côte d’Ivoire. Une convocation est aussitôt émise à l’attention du mis en cause en vue de l’ouverture d’une enquête afin de situer les responsabilités. Informé de la convocation, Inoussa Kanazoé active ses réseaux proches du pouvoir. Et comme il fallait s’y attendre, la convocation sera finalement étouffée. Plus d’un an après, le dossier n’a pas encore été instruit.

Qui s’est permis de tordre le cou à la justice en empêchant l’aboutissement de cette convocation?  Si le cimentier n’a rien à se reprocher, pourquoi manœuvre-t-il pour se soustraire de la justice ivoirienne dans cette affaire de commercialisation du Café Cacao? Autant d’interrogations qui laissent perplexes quand on sait que Inoussa Kanazoé fait déjà face à des présomptions de blanchiment d’argent, de tromperie au consommateur, et de contrebande devant la justice burkinabè.

Charlène ADJOVI