@LGP- C’était le feuilleton politique de la semaine en Côte d’Ivoire. L’Assemblée de l’Assemblée Parlementaire de la Francphonie à Rabat a cristallisé les attentions en Côte d’Ivoire. Non pas pour l’envergure de l’institution mais, pour une personne: Guillaume Soro.

Vice-président de cette institution, Guillaume Soro qui depuis février 2019 a démissionné de la présidence de l’Assemblée nationale était présent à Rabat. Cette présence du député de Ferkéssédougou a suscité le courroux du pouvoir d’Abidjan qui a exporté en terre marocaine toute son aversion pour l’ancien chef du parlement.

Sur les réseaux sociaux, par communiqués interposés, les proches du régime d’Abidjan ont lancé des menaces, des injonctions et ont même faire courir l’étonnante rumeur d’une expulsion manu militari de Guillaume Soro de la salle des  ébats.

Ces informations rapidement démenties ont suscité une vague d’émotion sur les réseaux sociaux en Côte d’Ivoire où bon nombre d’internautes ont pris en sympathie le natif de Kofiplé.

Alors que l’Assemblée a pris fin au Maroc, on peut dire que Guillaume Soro est sorti vainqueur de cette “bataille” en terre chérifienne. En effet, parti pour ravir le poste de vice-président de l’APF  à l’ancien patron de la FESCI, Amadou Soumahoro n’a pas obtenu gain de cause.

“Le coup d’Etat n’a pas eu lieu” a posté Guillaume Soro sur les réseaux sociaux. Selon nos informations, un report de la prochaine Assemblée de l’APF ou une délocalisation du rendez-vous est même à l’étude.

Si on peut deviner que l’Etat de  Côte d’Ivoire fera tout en œuvre pour écarter le président du Comité politique de cette organisation, ce qu’il est désormais convenu d’appeler “la bataille de l’APF” a mis en avant toute la détermination de Guillaume Soro à faire face peu importe la situation à la machine RDR.

Cela laisse assurément un avant-goût de ce que sera la présidentielle de 2020 où l’ancien président de l’Assemblée nationale est cité au nombre des potentiels candidats.

Steven IBRAHIM