@LGP- Président de la Nouvelle vision de la République de Côte d’Ivoire (NVRCI), André Gboé, architecte de formation avait annoncé sa candidat à la présidentielle de 2015 avant de se retracter. La Génerale de Presse l’a rencontré. Entretien.

Pourquoi avoir décidé d’embrasser une carrière politique, alors qu’on vous sait bon architecte?

Ecoutez les deux vont de pair, que ce soit au niveau de la vision et dans les faits. Je ne suis pas un politicien, mais voyant les souffrances sans précédent des populations de notre pays, je pense qu’il faut changer radicalement le système politique en place, qui crée beaucoup de désolations et de haines au sein des populations. Ainsi, prendre la décision de faire de la politique, c’est prendre l’engagement de faire face aux difficultés de ses concitoyens. L’éducation est complètement bafouillée, problème de logements sociaux, les gens ne mangent pas à leur faim, manque de soins médicaux, et les ivoiriens ont des difficultés pour trouver du travail. Ce sont des choses que je trouve primaire dans le bon fonctionnement d’un Etat, mais hélas ! Avec le peu de connaissance que j’ai acquise auprès des hommes politiques de l’Europe, je suis convaincu que je peux apporter beaucoup à mon pays qui est aujourd’hui à la croisée des chemins.

En 2015 vous aviez annoncé votre candidature puis vous avez renoncé en évoquant des questions securitaires. Seriez-vous candidat en 2020?

La politique, c’est l’art de gouverner, d’apporter des solutions aux problèmes de son peuple. Ceci dit, c’est une question de vision et de volonté. On vient en politique pour relever les grands défis. Il faut aider la normalisation en y apportant sa touche. On n’attend donc pas que tout soit favorable. On agit au contraire quand le constat est amer comme aujourd’hui sinon on finit jamais d’attendre. Je ne veux plus que la création d’emplois soit des discours, mais des actes palpables. Souvent je me dis que le Président Houphouët a tracé la Côte d’Ivoire avant de partir. Voyez-vous dès son accession au pouvoir il a mis en place les structures de logement telles que la SOGEPHIA, LA SICOGI etc. Ce sont les logements sociaux que nos parents payaient moins cher. Quand je vois d’autres personnes qui se disent Houphouetistes, je dis bien que c’est souiller la mémoire d’Houphouët Boigny. Qu’ils arrêtent de salir son nom.

Quels sont les grands axes de votre projet de société pour les ivoiriens?


J’ai des projets en fonction des besoins des ivoiriens. Ce n’est pas le moment de tout déballer. La construction des logements sociaux s’avère urgente. Je veux profiter de la voie ferroviaire Abidjan-Niger pour construire la voie ferroviaire nationale ou plusieurs villes vont abriter les grandes gares ferroviaires et cela pourrait créer des milliers d’emplois. Je vais créer la grande cité d’activités. Je veux réformer l’éducation nationale, et l’agriculture source de vie de notre pays délaissée. Je vais supprimer d’autres institutions pour que les différents budgets qui leur sont alloués soient injectés dans le social. Des institutions telles que la vice-présidence, le sénat, et d’autres, sont inutiles dans un pays ou la souffrance est grande. Je vous informe aussi que l’actuelle constitution prendra fin dès mon accession à la tête de mon pays. Le renforcement systématique de toutes les frontières de la Côte d’Ivoire pour mieux contrôler les entrées et les sorties. Je mettrai en place dans toutes les villes, de grandes Directions sociales d’aide au développement (DSAD), pour mieux servir les différentes populations. Tous les services de développement seront réunis au sein de cette structure. C’est l’Etat qui doit être proche des populations et non le contraire. Les cumuls de postes seront supprimés. La corruption doit être sévèrement punie. Construire trois nouvelles casernes militaires, à Ouangolo au Nord, Toulepleu à l’ouest et à Agnibilekro à l’est. La création d’emplois sera une des priorités. Chaque région doit avoir une université, un CHU, un tribunal de première instance. Construire des usines de transformation des matières premières dans chaque région en fonction de leur production de base.

Après votre candidature avortée en 2015 à la présidentielle vous avez fait un autre faux bond aux municipales de 2018 à Yopougon.Que s’est-il passé?

Ma candidature aux municipales de Yopougon m’a permis de bien cerner les différents problèmes des populations de cette cité, notamment en matière de logements, d’éducation, de santé, d’insécurité grandissante, et du chômage. Ces problèmes sont identiques dans toutes les régions du pays. En ce qui concerne notre liste municipale, nous avons eu de sérieux problèmes pour la constitution des dossiers des 50 conseillers. Raison pour laquelle mon équipe a été disqualifiée.

Propos recueillis par Yannick KOBO