@LGP- La grève des bouchers de l’abattoir de Port-Bouët est dans sa 3è journée consécutive, ce vendredi 24 mai 2019. Alors que le bras de fer se poursuit entre la direction de l’abattoir et les bouchers à propos de l’application de la nouvelle tarification de l’abattage qui est passée de 3.000 à 22.000 FCFA, les marchés commencent à ressentir le déficit d’approvisionnement. Comme l’a constaté, lageneraledepresse.net. En effet des vendeurs de viande nous ont expliqué au marché de Port-Bouët et à Gonzague qu’ils vidaient leurs derniers stocks frigorifiques. «Depuis le mercredi dernier nous n’avons plus transporté de la viande fraîche de l’abattoir vers ce marché à cause de la grève. Nous vendons les réserves que nous avons dans les frigos», explique Salam Tarnagda, boucher au marché de Port-Bouët. Pour l’heure, affirment-ils, il n’est pas question d’une augmentation des prix pratiqués jusqu’ici. Mais le risque que la viande vienne à manquer sur les tables des bouchers dans les marchés est grand.

Selon le collectif des syndicats des bouchers de Côte d’Ivoire, ce sont plus de 650 bœufs et un nombre indéterminé de petits ruminants qui sont abattus chaque jour à l’abattoir de Port-Bouët ; et transportés dans l’ensemble du district d’Abidjan. En trois jours de grève des bouchers, ce sont donc près de 2000 bœufs, sans compter les petits ruminants (moutons, cabris etc) qui n’ont pas été abattus. Ce qui constitue un manque en termes d’approvisionnement du marché du district.

Le manque à gagner n’est pas qu’en termes d’approvisionnement des marchés mais aussi des recettes. L’Abattoir perdrait au moins 3 millions FCFA par jour et les bouchers et les marchand de bœufs du parc bien plus.

Pour rappel, hier jeudi 23 mai 2019, le ministre de l’artisanat, Sidiki Konaté a rencontré le collectif des syndicats des bouchers à son cabinet à l’immeuble Postel 2001. Au terme des échanges, le ministre a promis en discuter avec son collègue des ressources halieutiques en vue d’une solution consensuelle.

Charlène ADJOVI