Yamoussoukro, la capitale politique ivoirienne qui faisait la fierté de la Côte d’Ivoire du temps du président Félix Houphouët-Boigny est entrain de perdre sa propreté d’antan. Et pour cause, depuis peu, l’on y découvre avec dégoût des plusieurs quartiers de la ville des tas d’immondices. Les rues et les trottoirs sont envahis par des ordures ménagères qui bouchent par endroits les caniveaux. Cela s’observe notamment sur la voie principale appelée la «A3» où les caniveaux sont remplis d’ordures ; des déchets divers qui se mélangent aux eaux usées et dégagent des odeurs nauséabondes. La situation est plus inquiétante au niveau de la gare routière. Car, cette partie du caniveau située entre les deux stations Shell, reçoit en plus quotidiennement des urines qui en rajoutent à la pourriture ambiante. Ces mêmes odeurs se dégagent également des caniveaux en face de la sous-préfecture.

Selon nos informations, sur les trois sociétés sélectionnées pour le ramassage des ordures à Yamoussoukro, il n’y a qu’une seule qui fonctionne. Nous ignorons les raisons dans la mesure où la direction de l’Anasur, en charge du ramassage des ordures reste muette comme une carpe. Et c’est le même refrain chaque fois qu’elle est sollicitée : «Il nous faut l’autorisation de notre hiérarchie». Cependant, il semblerait que certaines entreprises de ramassage d’ordures manquent d’équipement. Quand d’autres peinent à payer leur personnel. Ce qui pourrait explique en partie l’amoncellement des ordures le district. La seule entreprise opérationnelle n’arrive donc pas à couvrir la ville qui est divisée en trois zones.

L’autre constat saisissant dans la cité, ce sont les nids de poules qui n’épargnent aucune voie. En effet, les derniers travaux de revêtement initiés à l’occasion du Traité d’Amitié Ivoiro-burkinabé en juillet dernier semblent avoir été faits à la hâte. Conséquence, il a suffi des pluies qui ont suivi pour que le bitume se détériore, laissant apparaître des nids de poule. Le constat est le même au niveau de la voie qui côtoie la Fondation Félix Houphouët-Boigny. Le comble c’est que sur la «A3» au niveau de l’agence Moov, un gros trou est réapparu peu après les travaux de colmatage.  Ce qui provoque de nombreux accidents de motos. Cette situation de la voirie ne semble pas pourtant interpeller la direction régionale de l’urbanisme et de l’assainissement, et les services techniques du District Autonome. Nous les avons approchés mais aucun n’a voulu se prononcer.

Armand Koffi

Correspondant régional