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C’est indisposant, même vilain à voir et à vivre. On ne peut plus circuler librement à Yamoussoukro, capitale politique et administrative, sans qu’on  ne soit agressé par des fous, ou soit, intercepté par des mendiants de toute catégorie.

Certains malades mentaux s’adonnent à la violence contre les véhicules stationnés dans les encablures de la grande voie, où les propriétaires  ont choisi un kiosque ou restaurant pour se désaltérer. A preuve, lors de la première session solennelle du Sénat à Yamoussoukro, le 12 avril dernier, deux  véhicules de personnalités et non les moindres,  ont subis des dégâts matériels par la faute de ces fous qui déambulent à longueur de journée sur les grandes artères de la ville. Certains salissent les alentours de l’hôpital général avec toute sorte de déchets et d’insalubrités qu’ils ramassent dans des poubelles, caniveaux. Ils ont pris pour domicile le long de la clôture qui contourne cet édifice de santé. Ils deviennent très agressifs lorsqu’ils voient qu’au niveau des bars et restaurants de la grande gare routière abondent du monde. Pourtant, il revient qu’au niveau de la mairie, il existe bel et bien un service qui a en charge la gestion des fous. Notre source précise même qu’il y a un budget prévu afin que la municipalité puisse les conduire dans un hôpital psychiatrique. C’est d’ailleurs pour toute ces raisons que le District au temps du ministre résident Jean Konan Banny, a fait construire un hôpital psychiatrique sur l’axe Oumé et qui est géré par une congrégation des frères portant le nom Saint-Vincent De Paul. Un autre exemple tangible s’est produit à la même gare au mois de mars où un voyageur en transit prenait son repas du soir après avoir garé son véhicule non loin du maquis. Brusquement, il reçoit la visite d’un fou qui a mis sa main dans son plat et a soulevé le poisson braisé qu’il mangeait. La victime est restée stupéfaite et le fou a eu le courage de soulever les assiettes pour se servir copieusement. Dépassé par les évènements, le voyageur est allé payer sa note avant de continuer sa route. Bien que ces cas soient signalés au service en charge de la gestion des malades mentaux au niveau de la mairie, rien n’a été fait. Et les fous continuent d’envahir la belle cité comme s’il n’y aucune autorité dans cette ville.

A côté des fous, il y a un autre phénomène devenu récurrent. Celui de la mendicité dont les pratiquants viennent, pour la plupart,  des pays de la sous-région. Le Mali en détient le monopole. Ils ont abandonné les mosquées et sont devenus envahissants dans toutes les rues, surtout les coins d’agglomération des populations. Des jeunes femmes portant des bébés au dos, ou tenant certains de ces enfants par la main, avec aussi des cuvettes où ils recueillent tout ce qu’ils reçoivent, viennent indisposer des gens dans les restaurants ou kiosques. Des garçons bien valides qui, à en croire ceux qui les connaissent bien, appliquent certains produits sur leurs yeux et se font passer pour des personnes aveugles ou non voyantes. Rien que pour mendier, quémander des piécettes, pour construire leur vie. D’autres occupent les trottoirs sans gêne et rendent difficile la circulation. Cette situation devrait  interpeller les imams et les responsables de ces communautés. Si partout dans les quartiers comme dans des familles, des mosquées poussent comme des champions, la conscience aurait voulu que les responsables au lieu de jeter les membres de leur communauté dans les rues pour mendier, prennent le soin de les garder dans la cour des mosquées afin que, ceux qui auront besoin d’eux pour faire des sacrifices, aillent les trouver dans ces lieux. Les gouvernants tout comme les collectivités décentralisées doivent en prendre conscience et faire appliquer les textes. Aujourd’hui, on remarque que lorsqu’on vote un texte de loi, son application ne bénéficie d’aucun suivi.

Une ville comme Yamoussoukro dont le nom à traversé nos frontières ne mérite pas cela. Il ne se passe pas un seul jour sans que cette ville hautement touristique n’accueille des personnalités venues des quatre coins du monde, rien que pour voir, visiter la Basilique Notre Dame de la Paix. La plus grande Basilique au monde. Sans toutefois oublier la Fondation Félix Houphouët-Boigny, pour la recherche de la paix, l’hôtel le Président, le président Golf Club et l’hôtel des députés (HP Ressort).

Armand Koffi

Correspondant Régional

 

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