@LGP- Alors que les manifestations se poursuivent, l’Union africaine a menacé le lundi 15 avril 2019 de suspendre le Soudan de l’organisation continentale si l’armée ne quitte pas le pouvoir au profit d’une «autorité politique civile» d’ici quinze jours.

Nommé le 12 avril dernier à la tête du Conseil militaire et pressé par la rue, le général Abdel Fattah al-Buhrane avait promis d’instaurer un « gouvernement entièrement civil », sans toutefois donner de calendrier.

 L’Association des professionnels soudanais (SPA), fer de lance de la contestation qui secoue le pays depuis le 19 décembre, a par ailleurs dénoncé lundi une tentative de dispersion du sit-in, qui se tient depuis le 6 avril devant le quartier général de l’armée dans la capitale Khartoum.

L’Egypte voisine a dit de son côté suivre « de près » les développements au Soudan, réitérant son soutien à « la volonté du peuple », alors que l’Allemagne a réclamé un transfert « rapide » du pouvoir à un gouvernement civil.

Amnesty International a appelé les militaires à remettre le président déchu, actuellement détenu par les militaires dans un lieu inconnu, à la Cour pénale internationale (CPI).

Cette cour basée à La Haye a émis des mandats d’arrêt contre M. Béchir, âgé de 75 ans, pour « crimes de guerre », crimes « contre l’humanité » et génocide au Darfour, une décision que les militaires ont refusée.

Cesar KOUAME