Depuis quelques semaines, l’on observe dans certaines localités des actes de violences occasionnant des violations graves des droits de l’Homme. La Commission Nationale des Droits de l’Homme Cote d’Ivoire (CNDHCI) a documenté les cas suivants :

  • Le 24 juin 2018, à Bangolo, dans la région du Guemon des affrontements entre autochtones Guérés et allogènes Burkinabés suite au meurtre d’une dame d’ethnie Guéré;
  • Le 24 juin 2018, les villages de Zénasso1 et Kodiaga dans la région de la Bagoué,  se sont affrontés à la machette et à l’arme à feu pour le contrôle et l’exploitation d’un bas-fond, occasionnant au moins trois (3) morts et 17 Blessés ;
  • Le samedi 7 juillet 2018, à Korhogo, dans la région du Poro, une réunion politique organisée par le mouvement dénommé Rassemblement pour la Côte d’Ivoire (RACI), a donné lieu à un affrontement entre groupes de jeunes et occasionné un mort et de nombreux blessés ;
  • Le lundi 9 juillet 2018, la ville de Koun-Fao dans la région de Gontougo, a été paralysée par des manifestants et la préfecture a subi plusieurs dégâts matériels, en raison d’un conflit autour de la gestion de la forêt classée de la sous-préfecture de Tankessé.  

La CNDHCI adresse ses sincères condoléances aux familles des personnes décédées et exprime sa solidarité à toutes les personnes blessées ainsi qu’aux personnes affectées par cette situation.

La CNDHCI se félicite de la réaction des autorités administratives et judiciaires qui a permis de circonscrire ces violences et d’arrêter plusieurs individus.

La CNDHCI appelle l’attention du Gouvernement sur ces actes de violences et l’invite à prendre les dispositions nécessaires pour garantir le respect des droits à la sécurité, à la vie, à la paix de toutes les populations. Elle l’exhorte également à mener toutes les enquêtes en vue de situer les responsabilités et sanctionner les auteurs.

La CNDHCI invite les populations à recourir aux voies de droit pour exprimer toutes revendications.

La CNDHCI continue de surveiller la situation et reste disposée à contribuer à la recherche des solutions idoines pour une meilleure protection des droits de l’Homme.

Fait à Abidjan, le 10 juillet 2018

Namizata Sangaré