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Détenu depuis plusieurs années à la Cour pénale internationale (CPI), Jean-Pierre Bemba Gombo pourra bénéficier d’une mise en liberté provisoire. De fait, la Chambre en charge de son procès à La Haye a décidé ce mardi 12 juin 2018 de sa mise en liberté provisoire.

Quelques jours après avoir été acquitté des charges de crimes de guerre et crimes contre l’humanité, le leader du Mouvement de libération du Congo (MLC) vient donc d’apprendre une bonne nouvelle.

« Aujourd’hui, le 12 juin 2018, la Chambre de première instance VII de la Cour pénale internationale a ordonné la mise en liberté provisoire sous conditions spécifiques de M. Jean-Pierre Bemba après avoir tenu ce matin une audience et reçu les observations des parties sur le maintien en détention de M. Bemba dans l’affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo, Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido du fait de sa condamnation définitive pour des atteintes contre l’administration de la justice », stipule le communiqué publié ce jour par l’instance basée à La Haye.

Selon la note publiée par l’Unité des Affaires publiques, « compte tenu de tous les facteurs pertinents et des circonstances de l’affaire dans son ensemble, la Chambre de première instance considère que les conditions juridiques d’un maintien en détention ne sont pas remplies » .

Le communiqué fait par ailleurs savoir que le congolais a purgé déjà 80% de la peine maximale possible. « La Chambre a considéré qu’il était disproportionné de continuer la détention de M. Bemba », ajoute le document publié en version française et anglaise.

Cependant, il faut souligner que cette mise en liberté interviendra sous certaines conditions. Il s’agit notamment pour l’ancien vice-président de RDC de « s’abstenir de faire des déclarations publiques sur cette affaire, de ne pas changer d’adresse sans préavis, de ne contacter aucun témoin dans cette affaire, et de se conformer pleinement à toutes les ordonnances dans cette affaire, et de se rendre immédiatement aux autorités compétentes si la Chambre de première instance l’exigeait ».

Cette nouvelle, assurément va donner du baume au cœur aux partisans de Laurent Gbagbo qui espèrent une issue similaire pour leur champion. Une importante audience va se tenir en septembre prochain dans l’affaire qui concerne l’ancien président ivoirien.

Abraham KOUASSI

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