@LGP- La prochaine présidentielle en Côte d’Ivoire est prévue pour se tenir en octobre 2020. A un peu plus d’un an de ce rendez-vous attendu, le RHDP, parti au pouvoir connait ses opposants. Même si ceux-ci peinent à s’entendre pour l’heure, le parti présidé par Alassane Ouattara aura assurément fort à faire.

De fait, on peut dire sans se tromper que le RHDP devra faire face à l’opposition la plus puissante de la jeune histoire démocratique du pays. Car, à ce jour, Alassane Ouattara a en face de lui deux ex-chefs d’Etat que sont Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié. Même si le premier cité a encore maille à partir avec la Cour pénale internationale (CPI), son aura en Côte d’Ivoire reste totale. Un mot d’ordre de Laurent Gbagbo, va forcément peser sur l’issue du scrutin.

Quant à Henri Konan Bédié, il a réussi après son divorce d’avec le chef de l’Etat à s’affirmer comme la figure de proue de l’opposition ivoirienne. Véritable terre de pèlerinage pour la classe politique ivoirienne, Daoukro connait chaque semaine son ballet de leaders politiques.  Avec un PDCI totalement acquis à sa cause, l’ancien président ivoirien à qui on prête des ambitions pour 2020 peut se targuer de pouvoir compter sur une grande partie de l’électorat ivoirien.

A côté de ces deux anciens présidents, Guillaume Soro est un élément qu’Alassane Ouattara devrait affronter. Et, l’ancien président de l’Assemblée nationale n’est pas l’adversaire le plus négligeable. Bien au contraire, Guillaume Soro qui a récemment quitté le RDR est très populaire au sein de la jeunesse du parti à la Case.

Nul doute que plusieurs militants du parti à la Case qui se reconnaissent dans les actions du natif de Kofiplé. Guillaume Soro qui a reçu un accueil triomphal à Ferkéssédougou ce jeudi 21 février 2019 bénéficie d’une base électorale potentielle non négligeable dans le nord du pays, fief d’Alassane Ouattara.

Outre ces «poids lourds», des leaders politiques tels que Mamadou Koulibaly, Gnamien Konan, Francis Wodié ou encore Affi N’Guessan compterons lors de la prochaine élection. Le scrutin de 2020 pourra donc consacrer la plus grande bataille électorale de l’histoire de la Côte d’Ivoire. Car, contrairement à 2010, il ne s’agira pas pour le pouvoir sortant d’affronter «deux grands» mais plutôt trois.

Abraham KOUASSI