@LGP- Invité spécial du «Salon du livre de Paris» qui aura lieu du 15 au 18 mars prochain, dans la capitale française, l’écrivain-chercheur, Paul Yotcho Blagagni, auteur de l’œuvre ‘’Le pont entre le réel et l’irréel’’ a bien voulu se prêter aux questions de La Générale de Presse. Il nous livre dans cette interview, les bases scientifiques de la divinité, et donne une autre dimension de la vie de l’homme. Entretien.

LGP- Qu’est-ce qui a motivé la rédaction de l’œuvre, «Le pont entre le réel et l’irréel » ?

C’est pour d’abord  comprendre pourquoi l’homme est sur la terre, parce que la science dans sa toute puissance n’a jamais dit pourquoi l’homme est sur la terre. Aussi par des constats, je me suis dit, si ce sont des lois subites qui devraient gérer la vie quotidienne d’un homme, le chemin de vie d’un homme, c’est qu’il n’y aurait pas un Dieu de justice, car pourquoi untel serait heureux et un autre malheureux. Si c’est par la complaisance, l’arbitraire, ou par le saut d’humeur de la divinité que l’homme devrait vivre sur la terre, c’est qu’il y avait une injustice. Il  fallait donc pousser un peu plus loin des réflexions, en partant des résultats physiques, tels que les lois de Niels Bohr, d’Albert Einstein, ou de Louis De Brolie, qui parlent de l’aspect ondulatoire des états physiques, pour comprendre comment fonctionne la vie de l’homme, la divinité, les relations entre la divinité et l’homme et réciproquement.

LGP- En vous lisant, on a l’impression que vous démontrer l’existence de Dieu, et des mystères de la vie, est-ce exacte?

Absolument. Il faut comprendre que la vie dans son déroulement fondamental, ne peut pas être le fait d’un simple hasard, ou du fait d’un saut d’humeur. Il y a bel et bien l’existence de Dieu. Mais seulement, la science à ce jour, n’a pas les moyens de prouver l’existence de Dieu. Donc pour cela, il faut réorienter l’angle de la recherche pour la compréhension de Dieu et de la divinité autrement. C’est-à-dire, partir sur des bases scientifiques pour jeter les bases d’une discipline, à partir de laquelle, et avec des postulats bien réfléchis, qui sortent de l’intuition forte, pour donner ce cadre scientifique à la compréhension de la divinité.

LGP- Vous seriez  le précurseur des bases scientifiques de la divinité. Quelles en sont les bases ?

D’abord pour aborder les bases scientifiques de la divinité, il faut savoir que l’homme est une entité duale. Il y a l’entité physique, qui est le corps humain, tout ce qui est biologie, ce qui est matérialisable, qu’on peut tester, et l’entité ondulatoire, qui se résume aux réflexions, aux pensées et aux projections dans les profondeurs de la divinité, notamment  l’esprit et l’âme, dont-on parle dans les églises, mais sans en donner les démonstrations scientifiques. A partir de la connaissance de l’entité ondulatoire et physique, il y a un  ensemble d’interrelations entre ces deux entités. C’est cet ensemble de relations qui fondent l’aspect scientifique de la divinité : Comment est-ce que l’entité physique nourrit l’aspect ondulatoire par des énergies, et comment est-ce que l’entité ondulatoire en retour, gère l’entité physique par le retour des énergies.

LGP- Le hasard et l’arbitraire n’existent donc pas pour vous ?

Absolument le hasard et l’arbitraire n’existent pas. Si le hasard existait, il n’y aurait pas eu un Dieu de justice et miséricordieux. Il faut plutôt parler de mérite. Quand on produit un acte, il se convertit en énergie qui est récupérée par l’entité ondulatoire de l’homme. Et en retour, les vœux ou projets des hommes sont sanctionnés par un «Oui» ou par un «Non», selon la qualité de l’énergie, donc de l’acte posé. Il y a donc un effet de boomerang retour. On parle de la loi de la réflexivité de l’acte de la pensée de l’oubli. Donc  il n’y a  pas de hasard, on mérite. C’est le mérite qui donne les faits quotidiens qui meublent la vie, et qui définissent la vie de chaque individu sur la terre. Il n’y a pas de hasard savant, ni de complaisance dans la gestion de la vie. L’homme est ce qu’il est, parce qu’il l’a mérité par la qualité de sa pensée, par la qualité de sa vie.

LGP- Pourquoi donner d’autres orientations aux croyants, quand on sait qu’ils ont la bible et le coran comme boussoles ?

Il faut comprendre que la bible et le coran ont été écrits pour répondre à une interrogation, à un temps donné de la vie de l’homme. Il faut comprendre que ces deux livres que je respecte beaucoup, ont été écrits dans un temps donné, bien précis, pour répondre à une préoccupation de son temps bien précis. Entre notre temps et celui de la bible, il y a presque 2000 ans. On ne peut pas avoir écrit un livre, 2000 ans plutôt, pour répondre aux problèmes de l’homme aujourd’hui. Je ne dis pas qu’il  faut abandonner la bible et le coran, mais il faut chercher à comprendre l’aspect scientifique de la bible et du coran, parce que la bible et le coran, c’est de la poésie. C’est-à-dire que les choses de la divinité ont été dites avec beaucoup de paraboles, de philosophie, avec poésie. Aujourd’hui, nous voulons passer à l’aspect scientifique de la vie divine. On doit surpasser nos égos pour chercher à comprendre. La bible et le coran, c’est pour une période donnée. Ce n’est pas désuet, mais il faut chercher aujourd’hui, l’interprétation scientifique qui émane des enseignements de Jésus-Christ et de Mahomet.

Entretien réalisé par Yannick KOBO