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Paul Yao Konan, président de CAP-GSK

Président de Cap-GSK, un nouveau mouvement national de soutien à Guillaume Soro, Paul Yao Konan explique dans cet entretien qu’il a bien voulu accordé à La Générale de Presse, pourquoi il a fait le deuil du «PDCI-RDA est notre héritage», dix ans après sa création. Interview.

  • La Générale de Presse: Après 10 ans d’existence, le PDCI-RDA est notre héritage a changé de dénomination pour devenir Cap-Guillaume Soro Kigbafori. Qu’est ce qui a motivé cette décision ?

Paul Yao Konan : La politique comme on le dit, c’est l’art d’apprécier toutes les situations du moment, d’en tirer les conséquences, et de prendre certaines responsabilités. Après 10 ans d’existence, le mouvement a voulu continuer, mais les présidents Bédié et Ouattara, se sont entendus pour dire qu’il faut que désormais, les enfants d’Houphouët Boigny parlent d’une même voix. Donc on s’est dit que le mouvement le PDCI-RDA est notre héritage, au  regard de cette union du RHDP, n’avait plus son sens. Le mouvement  par conséquence devrait se pencher sur d’autres challenges, puisqu’aux élections,  on devenait un. Ainsi, ayant «examiné» tous les cadres du RHDP, notre choix s’est porté sur une personne, le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro Kigbafori, qui, pour nous est celui qui peut réconcilier les Ivoiriens, celui qui peut conduire la Côte d’Ivoire vers d’autres chantiers pour relever les grands défis. Donc suite à toutes ces analyses, nous avons décidé de mettre le cap sur ce monsieur. Nous allons désormais travailler pour lui, faire sa promotion afin qu’en 2020, il soit le candidat du RHDP. Voici ce qui a motivé notre décision qui a été bien réfléchie, bien mûrie par tout le bureau, et les membres de notre mouvement.

  • Pensez-vous avoir fait le bon choix  quand on sait que Guillaume Soro est combattu par certains cadres du RHDP?

Vous savez, il y a un adage qui dit qu’on ne peut cacher le soleil avec la main. Aujourd’hui si ce monsieur est combattu, c’est parce qu’il a une valeur. Si quelqu’un ne représente rien, on ne s’occupe pas de lui. Alors s’il est combattu, c’est qu’il est important, il a une force, une puissance. Nous sommes contents qu’il soit combattu, parce qu’on se dit qu’on n’est pas dans le faux. Nous avons fait le meilleur choix. Pour parler de réflexion mûrie, il faut dire que nous avons pris le temps nécessaire pour étudier cadre par cadre au niveau du RHDP, et c’est à l’issue de cette réflexion, qu’on a vu que la personne la mieux placée pour nous mener à bon port est Guillaume Soro. On a trouvé en lui, un peu de Bédié, un peu de Ouattara, un peu de Gbagbo et d’Houphouet Boigny. C’est ce mélange réuni en la personne de Soro qui a fait que nous sommes partis vers lui pour faire sa promotion. Cette décision a été mûrie, on est tranquille et nous sommes convaincus que la majorité des jeunes, des femmes et des hommes de Côte d’Ivoire vont nous rejoindre dans la mission que nous nous sommes assignée.

  • Et s’il ne se présente pas comme candidat en 2020, que ferez-vous ?

Nous avons  répondu à cette question lors d’une conférence de presse. Jusqu’à ce jour, il ne nous a pas encore signifié s’il  sera  candidat  ou pas. Il estime tout simplement que cette question ne le préoccupe pas pour l’heure. Ce qui est vrai d’autant plus les Ivoiriens sont confrontés dans leur vécu quotidien à  de nombreux problème. Ce que nous savons, c’est que nous sommes entrain de travailler pour lui. On fait un travail de fourmis pour ratisser large pour lui. Le moment viendra où nous allons organiser un giga meeting, au cours duquel toute la population ivoirienne va se lever comme un seul homme pour demander à Soro d’être candidat. Il lui appartiendra de se prononcer le moment venu. S’il refuse d’être candidat, alors nous lui demanderons la conduite à tenir face aux candidats qui se présenteront.

  • Que répondez-vous à ceux qui vous accusent d’avoir trahi la cause du PDCI ?

Nous n’avons pas trahi la cause du PDCI-RDA. La dernière fois, lors d’une conférence de presse, j’ai montré ma carte de membre du PDCI de 1998. 1998-2018, cela fait 20 ans. Et c’est en 2008 que j’ai mis en place le mouvement PDCI-RDA est notre héritage à mes propres frais, pour soutenir les instances du PDCI à demeurer débout. Au PDCI-RDA je ne suis redevable à personne. Aujourd’hui, au regard de l’actualité politique de la Côte d’Ivoire, il était bon que chacun prenne du recul, et qu’il fasse des observations. La personne qui est capable de réconcilier véritablement tous les Ivoiriens, c’est bien Guillaume Soro. Aujourd’hui on ne peut pas parler de trahison. Au PDCI, il y a beaucoup de cadres, mais ceux qui ont la valeur de GSK, nous n’en connaissons pas. Le meilleur des cadres qui peut représenter le RHDP reste Guillaume Soro Kigbafori.

– Concrètement, comment comptez-vous occuper le terrain ?

Le terrain, c’est notre travail. Comme je l’ai tantôt dit, je suis un homme de défi, de challenge. Mes 146 coordinations ont pris devant l’histoire et la nation, la responsabilité d’accompagner Guillaume Soro Kigbafori jusqu’au pouvoir. Les populations ivoiriennes nous regardent. On espère seulement que, comme le président a dit que tout le monde peut être candidat, que ce soit sincère et vrai. Qu’il n’y ait pas des pressions et des chantages après pour vouloir écarter des candidats. Le jeu ne sera pas sain en ce moment et nous ne l’admettrons pas.

Propos recueillis par Yannick Kobo       

  

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