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Près de deux semaines après les inondations mortelles liées aux pluies diluviennes qui se sont abattues dans la capitale économique ivoirienne et à l’intérieur du pays, le sous-quartier Ramatoulaye dans la commune d’Attécoubé reste encore épargné par l’opération de démolition.

En effet, au nombre des mesures prises par le Conseil national de sécurité (CNS) le 21 juin dernier, les zones présentant des risques ont été répertoriées et devraient faire l’objet de démolition. Lesquelles démolitions ont commencé depuis le samedi 23 juin dernier. Mais jusque-là l’opération semble être circonscrite dans la commune de Cocody où, il faut le rappeler, les inondations ont causé le plus de dégâts. Dans la commune de Cocody, notamment à la Riviera palmeraie les machines sont à pied d’œuvre. Les maisons qui ont fait l’objet d’extension sans autorisation ainsi que celles construites de façon anarchique, ou encore sur les canaux d’évacuation d’eau et sur les bassins d’orage sont en cours de destruction.

Dans le sous-quartier Ramatoulaye à Mossikro, les habitations sont toujours menacées par les risques d’éboulement. Mais curieusement les bulldozers n’y sont pas. Encore moins les forces de sécurité qui s’étaient déployées dans les environs, le lendemain du glissement de terrain, qui a fait deux morts. Le Conseil national de sécurité avait pourtant annoncé le maintien 24/24 d’une force mixte pour sécuriser et aider éventuellement à secourir les populations en cas de nouvelles inondations. Près de deux semaines après le drame, les riverains de Ramatoulaye côtoient toujours la mort. Le comble, c’est qu’ils ne semblent pas du tout être inquiétés.

Georges Kouamé

 

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