PARTAGER

Mossikro, commune d’Attécoubé, jeudi 24 mai 2018. La route qui mène à ce sous-quartier depuis le carrefour policier en passant par la mosquée El Hadj Konfé Rasmané jouxtant le Groupe scolaire municipalité, jusqu’au marché a été récemment refaite et les caniveaux curés présentent fière allure. Il y a un mois, la fin des travaux avaient été applaudie par les riverains et les usagers de la voix qui ont dû faire les frais des goulots d’étranglement liés aux déviations. Aujourd’hui, pour emprunter l’expression aux transporteurs qui affichent leur satisfaction, «on glisse sur le bitume». Comme pour dire que la route offre désormais une meilleure qualité de conduite.

Cependant l’aménagement de la voie, l’unique d’ailleurs, qui traverse ce vaste sous-quartier ne met pas les populations à l’abri des intempéries. Le gouvernement a, certes, fini par prendre conscience du niveau de dégradation de cette route et l’a réhabilitée. Sans doute avec le secret espoir que le curage des caniveaux participera à une meilleure évacuation des ruissèlements des eaux pluvieuses.

Seulement, à Mossikro, si les eaux de pluies peuvent désormais circuler avec facilité vers la lagune, les risques de glissements de terrain  et d’inondation demeurent. La centaine de millier d’habitants n’étant pas tous logée à la même enseigne. En effet, malgré les drames enregistrés les années précédents dans ce sous-quartier, de nombreuses maisons  présentent des risques d’effondrement ou d’inondation. Un tour sur les lieux le jeudi 24 mai dernier nous a permis de toucher du doigt l’état cette réalité. Comme en témoignent les images. En dehors du décor reluisant du nouveau bitume, ailleurs, les caniveaux et les ruelles internes sont jonchés d’ordures. Ce qui trahit la qualité d’hygiène de vie dans ce sous-quartier. Mais le plus frappant ce sont ces maisons construites sur le flanc des collines qui peuvent céder sous la pression des précipitions.

La forte pluviométrie annoncée cette année mettra certainement à rude l’épreuve ces logements précaires. Nous espérons que gouvernement mettra un point d’honneur à la sensibilisation et à la prévention plutôt au secours et à l’assistance après drame.

Komondi Brigitte

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

seize − huit =

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.