@LGP- Les états généraux de la santé en vue de son financement ont été lancés ce lundi 15 avril 2019, par Eugène Aka  Aouélé, ministre de la santé et de l’hygiène publique. Du 15 au 18 avril 2019, à travers un dialogue national, les acteurs du secteur de la santé en Côte d’Ivoire, devront trouver les solutions relatives aux défis majeurs liés au financement du système sanitaire.

Selon le ministre Eugène Aka Aouélé, les dépenses publiques de la santé représente à peine 5,9% du budget national. Ce qui est très insignifiant. Ainsi dans le cadre de l’accélération de son programme social global, L’Etat entend passer à au moins 15% annuellement en faveur de la santé. C’est pourquoi dira le ministre « cet évènement qui réunit autour d’une table la partie de l’Etat, les partenaires au développement et toutes les parties prenantes du secteur de la santé, a pour but de poser les diagnostics afin d’atteindre  les objectifs ».

Initié par le gouvernement ivoirien, le dialogue national pour le financement de la santé a pour objectif principal de définir les stratégies  pour notamment  accroitre  le financement des priorités nationales du secteur de la santé, améliorer l’efficiente et l’efficacité de son utilisation afin de tendre vers la Couverture sanitaire universitaire, et atteindre ainsi les objectifs pour le développement durable. Pour le premier responsable de la santé, il s’agit à travers ces réflexions, d’apporter une réponse immédiate et durable pour « l’amélioration de la gouvernance dans le secteur de la santé », le tout soutenu par la reforme hospitalière. A en croire le ministre de la santé, le gouvernement ivoirien entend investir près de 1650 milliards FCFA de 2020 à 2024.

Aux dires de plusieurs experts, malgré sa croissance économique, la Côte d’Ivoire présente d’énormes faiblesses, et est mal classée dans la sous région, au plan sanitaire.

Il faut noter que ce dialogue national sur le financement de la santé sera couronné le jeudi 18 avril prochain, par le sommet présidentiel, au cours duquel les résultats des réflexions seront exposés au chef de l’Etat, Alassane Ouattara.

Yannick KOBO