PARTAGER

Le sous-préfet et la population de Danané appellent les cadres au secours. Et pour cause, tous les établissements scolaires et maisons administratives de cette localité sont dans un état de dégradation avancée depuis la crise post-électorale.
Conduisant une mission d’observation dans la sous-préfecture de Mahapleu, Koissi Joachim, président d’une organisation non gouvernementale s’est vu présenter de nombreuses difficultés que vivent les populations. Le manque d’eau potable, des établissements scolaires en désuétude, manque de logement du sous-préfet, des enseignants.
A Mahapleu, sous-préfecture centrale dans le canton «OUA», Mme le sous-préfet affecté depuis un an trois mois n’a pas de maison de fonction. Toutefois, elle est obligée de dormir à Danané située à près de 17km du chef-lieu de la sous-préfecture. Selon Mme Loasset Honorine Hirma Béatrice, épouse Yedess, Mahapleu est en délabrement. D’abord émaillée par une querelle interminable de chefferie. « Le sous-préfet que je suis, n’a pas de maison de fonction. Je vis un calvaire depuis trois mois », dira-t-elle. Ajoutant qu’elle a un défi à relever et qu’elle ne désarmera pas ni ne reculera. « C’est dans l’union qu’on peut bâtir quelque chose, le village est divisé. Les écoles sont en délabrement pourtant il ya beaucoup de cadres, les enseignants et les enfants sont livrés a eux-mêmes. Quand tu quittes le sud pour venir ici, tu es perdu. La richesse de la Côte d’ivoire est a l’ouest, on a tout perdu, nos cadres font la politique pour diviser la population. Mon objectif est de faire de Mahapleu un département», a-t-elle rappelé.
A Tahapleu, c’est un cri du cœur des enseignants. Leur porte-parole Kouassi Alfred, directeur adjoint, s’est réjoui de cette visite. Avant d’énumérer les besoins urgents selon les difficultés de l’heure. «Sur six classes, seulement trois sont fonctionnelles. Les instituteurs n’ont pas de logement, l’école n’a pas de latrine ni de point d’eau. Une absence quasi remarquable de manque d’eau potable. On se contente de l’eau des puits», a fait remarquer l’enseignant. La mission s’est ensuite rendue dans les villages de Blapleu, Guiaguien où les populations vivent les mêmes difficultés.
A Zonneu, une nouvelle sous-préfecture, le chef du village Ouéhi André, a indiqué que le sous-préfet est intérimaire et n’arrive seulement que les mercredis. Les infrastructures sont vieillissantes. Les promesses faites par les cadres ne sont jamais tenues. La jeunesse est désœuvrée. On attend les moments de vote pour venir mentir à la population. Un seul groupe scolaire qui est en ruine. Pas de maternité au sein du centre de santé. Le local du sous-préfet est en ruine. Pas de résidence. Aucune eau potable. La demande de construction d’un château, puisque la sous-préfecture est située à 14 km du Cavally, n’a jamais connu une suite favorable. Pas d’électricité. Au niveau des élèves, les filles sont en difficulté faute de tuteur. Elles sont livrées à elles-mêmes. Toutes ces difficultés sont accentuées par le problème de la chefferie. Comme doléance, à en croire le chef Ouéhi André, la population a besoin d’une maternité de proximité.

Armand Koffi

Correspondant Régional

PARTAGER

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

deux × 4 =