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Cissé Vadjiguiba est le vice-président à la communication de Synergie-GKS section. Il a accepté, dans cet entretien, de parler de la vision, des ambitions et des projets de ce mouvement qui vient s’ajouter aux structures qui soutiennent les actions du président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro.

Lageneraledepresse .net : Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Cissé Vadjiguiba: Je m’appelle Cissé Vadjiguiba, je suis vice-président de Synergie-GKS section chargé de la communication.
Mais encore ? Synergie-GKS est-elle un mouvement politique, une association, une ONG ? Le lecteur voudrait savoir.
Synergie-GKS est un mouvement politique qui a une vision basique : participer à la reconstruction d’une Côte d’Ivoire paisible, rassemblée et réconciliée pour l’avènement d’une société nouvelle. Le mouvement s’est fixé pour mission et objectif de soutenir les actions du président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro. Nous entendons le faire à travers des actions et manifestations que nous allons faire sur le terrain dans nos différentes sections et bases autour de différentes thématiques. Nous voulons prôner une nouvelle manière de faire la politique. Aussi, nous voulons encourager les jeunes à participer à la gestion des affaires publiques par la création de cadres de réflexions et d’expressions. Avec pour finalité, mettre en exergue une vraie démocratie en Côte d’Ivoire.
Vous voulez soutenir les actions de Guillaume Soro, certes, mais pourquoi lui, précisément et pas un autre?
Guillaume Soro, pour nous, c’est plus qu’un individu. C’est une histoire, c’est un parcours, c’est un symbole. Le symbole d’une jeunesse qui a décidé de prendre son destin en main et de ne plus laisser les autres décider à sa place. Au-delà de son statut, il est une personnalité en qui nous nous reconnaissons. Il a démontré ses capacités d’homme de mission et de meneur intrépide depuis la Fesci. Nous sommes arrivés à la conclusion qu’il est celui-là qui a compris la Côte d’Ivoire et les aspirations profondes de ses compatriotes. Au surplus, nous estimons qu’il répond aujourd’hui aux attentes de la société ivoirienne, une grande partie, en tout cas. Mais aussi, il est représentatif d’une nouvelle classe d’hommes politiques plus au fait des défis des nouvelles générations dont il est le leader.
Mais, autant vous l’admirez, autant ses détracteurs ne désarment pas et estiment qu’il n’est pas un modèle puisqu’il a conduit une rébellion.
Je suis à l’aise pour répondre à ceux qui pensent qu’il n’est pas un modèle pour avoir fait une rébellion. L’histoire de l’humanité regorge de personnes qui ont dû prendre les armes dans leur pays pour défendre un idéal et une cause. Je veux ici convoquer l’histoire de l’Afrique du Sud où le grand Nelson Mandela n’a pas toujours été quelqu’un de fréquentable. Il a conduit la branche armée de l’ANC. C’est d’ailleurs, pourquoi le régime de l’apartheid l’a mis en prison. Il a été un rebelle avant de devenir la conscience de l’Afrique toute entière. Guillaume Soro n’est donc pas le premier homme à avoir pris les armes. Dans tous les cas, le passé est passé, ce qui compte c’est le présent et le futur, même si on ne doit pas oublier le passé. Mais il ne faut pas se focaliser, ni se laisser obsédé par le passé. La vie est dynamique. Je demande d’ailleurs à ceux qui ne l’ont pas encore fait de lire le livre écrit par Guillaume Soro, ‘’Pourquoi je suis devenu rebelle’’. Il y explique les raisons et les motivations qui ont guidé son action. C’est une démarche qu’il assume totalement. En tout état de cause, ce n’est pas lui qui a introduit la violence politique en Côte d’Ivoire. Rappelez-vous le boycott actif et avant ça, la date du 18 février 1992 et j’en passe.
Qu’est-ce que Synergie-GKS Côte d’Ivoire entend faire sur le terrain à court terme ?
Nous entendons faire, dans un premier temps, des actions communautaires à but social. Nous allons aussi mener des actions qui vont dans le sens de la réconciliation qui, pour nous prime tout, parce que si on n’est pas réconciliés tout ce qu’on fera sera vain, puisqu’une nation divisée est une nation qui court à sa perte et dont l’avenir est hypothéqué.
On voit donc clairement que vous voulez marcher dans les pas du président de l’Assemblée nationale qui a fait de la réconciliation une véritablement passion.
Tout à fait. Nous partageons cette passion et nous pensons comme lui que les Ivoiriens ne peuvent faire l’économie de la réconciliation. Elle est le ciment de l’unité nationale et sans elle la nation sera comme un arbre sans racines. Nous ne voulons pas être en marge des actions qu’il voudra bien entreprendre dans ce sens. Nous prendrons toute notre part dans ces actions.
Quelle sera la première manifestation sur votre agenda ?
Le président de Synergie-GKS qui réside en France sera au pays bientôt. Quand il sera là, nous allons sillonner le pays profond pour implanter le mouvement. Quand nous serons présents partout sur l’étendue du territoire national, nous allons passer à une autre étape, à savoir travailler en synergie avec les associations et mouvements qui partagent notre vision, en tout cas, les plus représentatives et les plus dynamiques, pour mener de grandes actions sur le terrain.
Votre mot de fin
Merci pour cette opportunité. J’en profite pour exhorter les Ivoiriens à la paix et au pardon comme l’enseigne Guillaume Soro depuis quelque temps. Nous pensons qu’aucune action de développement ne peut prospérer dans le désordre. La paix est le préalable le plus indiscutable au développement. Cultivons-là. Elle passe par la réconciliation qui, tôt ou tard, s’imposera à nous. Autant s’y engager dès maintenant, comme Guillaume Soro qui s’est totalement investi dans ce chantier.

Réalisée par René Ambroise Tiétié

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Une réponse à “Cissé Vadjiguiba (vice-pdt de Synergie-GKS) : «Guillaume Soro est un symbole»”

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