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Après quelques brouilles entre le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro et le chef d’Etat Alassane Ouattara, tout semblait aller pour le mieux, après que les deux hommes d’Etat se sont parlé à maintes reprises franchement. Mais depuis un certain temps, les proches de Soro, pour ne pas dire les pro-Soro, font l’objet d’intimidations ou d’attaques, comme la dernière survenue le week-end dernier, à Korhogo. Dans tous les cas, quelle leçon tirée de ces méfaits?

Si l’on veut  recouper les informations relatives aux menaces, intimidations et attaques auxquelles sont  victimes ou «exposées» les proches du président du parlement ivoirien, l’on peut affirmer sans risque de se tromper, que toutes ces provocations ne ciblent en réalité qu’une seule personne, à qui on a indirectement déclaré la «guerre». Il s’agit de l’ex-secrétaire général des forces nouvelles.  Car, à défaut  de l’atteindre personnellement, il faut lui faire mal par le truchement de son entourage. Telles sont les basses aspirations des commanditaires, tapis dans l’ombre, qui manquent cruellement d’arguments pour rallier l’ancien Premier ministre de Côte d’Ivoire, à leurs idéaux et autres pensées, dont le seul objectif, telle une obsession, est de se maintenir au pouvoir, au mépris des aspirations profondes des populations ivoiriennes. Et pourtant, il faut avoir le courage de le dire, c’est Guillaume Soro qu’ils veulent «abattre».  

Hier, on tuait dans cette Côte d’Ivoire à cause de l’opposant Alassane Ouattara. Aujourd’hui, ce sont les pro-Soro qui sont tués parce qu’ils n’ont pas la même opinion que ceux qui détiennent provisoirement une parcelle de pouvoir dans leur famille politique. Qu’adviendra t-il demain? Pourquoi l’histoire ne sert –elle pas de leçons aux gouvernants?

En tout état de cause, il est temps que les ennemis de la paix revoient leurs stratégies obsolètes, pour rentrer dans la République des personnes conscientes de ce qu’il y a un temps pour faire la guerre, et un temps pour aller à la paix, seul gage du développement auquel aspirent nos populations.

Yannick Kobo

jacobblague@yahoo.fr     

 

     

 

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