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L’on savait le président Alassane Ouattara très susceptible aux discours contraires à ses idées ou du moins, en déphasage avec les orientations qu’il « ordonne », que ce soit au sein de son parti, ou même quand il s’agit de la coalition qui lui a permis d’être aux affaires. Mais à le clamer haut et fort, il a fallu que le quatrième congrès du Rassemblement des républicains (RDR)  ait lieu le samedi 5 mai dernier, pour que le citoyen lambda découvre que le président Ouattara est passé maitre dans l’art du chantage politique.

Que retenir de ce quatrième congrès ordinaire du RDR ? Absolument, rien de nouveau, si ce n’est qu’une fois encore, le « tout puissant »président Ouattara, a voulu faire comprendre aux autres membres du RHDP, que quand lui, le chef «suprême » a parlé, tous doivent faire silence, et suivre à la lettre, au risque de subir ses foudres.Et cela, le chef de l’Etat ivoirien, l’a signifié clairement à ses alliés sans faux-fuyant. Tous, ont été avertis en ces termes : « Je voudrais vous dire que nous attendons la validation de l’accord politique et des statuts, pour former un gouvernement de rassemblement, un gouvernement RHDP qui comprendra tous les partis membres du RHDP, comme cela a été le cas par le passé » a-t-il martelé. En d’autres mots, la validation des textes du parti unifié, est la condition sine qua non, pour faire partie du prochain gouvernement. 

Se voulant plus explicite pour ne pas apparaitre incompris, Ouattara a fait remarquer que « l’un des partis, (il s’agit de l’UPCI) n’a pas souhaité adopter l’accord politique pour la création du parti unifié.  C’est son droit et donc ce parti ne fera pas partie du gouvernement RHDP que j’ai l’intention de former dans les prochaines semaines », et d’ajouter que bien évidemment, s’il changeait d’avis, cela pourrait être modifié.  Et pour ceux qui auraient oublié, qu’il est celui qui fait et qui défait les « rois » de la politique ivoirienne, le mentor du RDR rappelle à toutes fins utiles ceci : « Souvenez-vous, quand pour les élections législatives, de descendre 2018, l’UDPCI de mon frère Mabri et l’UPCI n’ont pas participé en tant que RHDP aux élections législatives, nous les avons mis en congé et il est temps qu’ils reviennent dans la famille du RHDP ».

Pour vrai, le président Ouattara manie aisément la carotte et le bâton, et de cet art de la manipulation et du chantage, il ambitionne de mettre tous ses « camarades » du RHDP à ses pieds pour s’ouvrir un boulevard pour un probable troisième mandat, ou à défaut, amener les autres partis du supposé parti unifié à cautionner le candidat de son choix.

Pour l’instant, nous n’en sommes pas encore la, puisque d’autres partis du RHDP, notamment le plus grand allié du RDR, le PDCI d’Henri Konan Bédié et l’UDPCI de Mabri Toikeusse  n’ont pas encore organisé leur congrès respectif pour se prononcer  sur la question. Et ce, après les menaces à peine  voilées du président Alassane Ouattara.

Yannick Kobo 

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